Comment j'appréhende l'écriture

Besoin & plaisir de partager des histoires

J'ai commencé à écrire lorsque j'avais treize ans, sans me poser la moindre question, juste parce que l'histoire du dernier livre que j'avais lu (Un baiser, l'addition !, plus de détails dans mon parcours) ne me plaisait pas. Cette première impulsion a rapidement été suivie par une seconde où j'ai eu envie d'écrire une histoire de ma propre imagination. C'est simplement comme ça que j'ai commencé à devenir écrivaine, je pense.

 

Toutefois, à cette époque-là de ma vie, pendant le collège, le lycée, et même encore un peu à l'université, j'écrivais beaucoup pour moi. J'avais envie d'écrire des histoires que je trouvais belle, où tout allait bien se passer, peu importe ce qu'auraient pu en penser d'éventuels lecteurs. L'écriture fictive était plus une sorte d'échappatoire. Au collège parce que, soyons honnête, il ne se passait vraiment pas grand chose dans ma vie. Au lycée parce que ça c'est révélé plutôt rude de grandir et devenir peu à peu une adulte. À la Fac pour patienter tant que je ne pouvais pas véritablement vivre mon rêve d'auteure.

 

Heureusement, pendant toutes ces années, j'ai eu le temps de mûrir, d'évoluer, de réfléchir plus sérieusement à ma démarche, d'envisager le.a lecteur.ice et ma relation avec lui.elle... Je n'ai plus voulu écrire juste pour moi, pour me faire plaisir et galoper dans mon imaginaire. Je me suis dit que j'avais aussi envie d'apporter des émotions, de faire circuler des idées qui me paraissent positives ou importantes à défendre... J'ai surtout, à travers ce que j'ai découverts dans mes propres lectures, eu envie d'arriver à faire ressentir d'aussi belles choses que ce que mes œuvres préférées m'ont données.

 

Adolescente, je me disais que si je devais passer ma vie à écrire sans que personne ne lise jamais une ligne de mes romans, ça n'avait aucune importance, parce que ce qui comptait, c'était que j'ai le temps d'écrire toutes les histoires que j'avais en tête. Adulte, je pense que si un jour j'arrive à faire ressentir ne serait-ce qu'à une seule personne, ce que des romans comme Quelqu'un pour qui trembler, La nuit des temps, Orgueil & Préjugés ou encore Cœur de gitane, ont pu me faire ressentir, alors ma vie d'écrivaine serait une réussite (mais bon, après, si il y en a plusieurs, je prends aussi, hein !).

 

Bref, tout ça pour dire, qu'aujourd'hui, j'ai surtout envie de partager. Tout commence par une main qui se tend (merci Monsieur Jean-Jacques Goldman), et à défaut d'avoir assez de mains, peut-être des livres, et maintenant, mêmes des ebooks !

Pourquoi se limiter à un seul registre ?

Une des premières choses qu'on me demande lorsqu'on apprend que je suis écrivaine c'est assez immanquablement : "Ah oui ? Et tu écris quoi comme livres ?" Logique. Enfin, je préfère ça plutôt que mon signe astrologique, ce serait assez déroutant.

 

Commence alors pour moi une longue tirade hasardeuse pleine de bafouillements  (encore pire si je dois m'exprimer en anglais... si si, c'est arrivé) pour expliquer que oui, mon premier roman est plutôt Young Adult, que c'est une histoire sentimentale, mais pas une Romance... avant de généralement embrayer sur le fait que j'ai également écris un peu de Science-fiction mais qu'à l'avenir je pense aussi me lancer dans de la Fantasy. Autant vous dire que je ne me vends pas très bien. ^^"

 

À vrai dire, en dehors de mon total manque de charisme et d'assurance, je trouve cette question difficile parce que, certes, j'écris de la fiction, mais à partir de là je suis un caméléon (Pascal me comprends, lui !). J'ai toujours envisagé d'écrire de tout, de la même façon que j'aime lire de tout.

 

À mes tout débuts, j'ai écris de la romance, parce que je rêvais d'amour toute la sainte journée (j'avais 13 ans, je tiens à le rappeler), mais en évoluant dans la vie, je me suis intéressée à tellement d'autres choses (mais encore à l'amour aussi, un peu quand même). Mes fichiers d'idées datant du collège et du lycée regorgent d'idées concernant de potentiels romans historiques, de fantasy, et même de policier ! Pourquoi se restreindre quand l'imagination est un terrain si fertile ?

 

Alors c'est sûr, aujourd'hui, ce n'est pas très pratique pour m'expliquer. Je connais un peu de tout mais ne suis vraiment experte en rien. Et je sais bien que d'un point de vue commerce et lectorat, je ne me prépare pas tellement un long chemin tranquille... Mais bon, est-ce qu'on s'en fiche pas un peu, en fin de compte ?

 

Donc, à terme, il y aura sûrement un peu de tout ici. Enfin, en fonction de ce qui m'inspire ! Comme des sœurs est donc un roman Youngt Adult sentimental, Le monde des contes sera indéniablement de la Fantasy... et dernièrement mes passions comme mes idées se tournent davantage vers la Science-fiction. Mais vous savez ce qu'on dit, non ? Le ciel est sans limites ! :D

Ce que j'ai écris

Mes premiers romans

Mon tout premier roman (que j'ai réussi à achever) a vu le jour alors que j'étais à la fin de ma cinquième et a été terminé alors que j'étais en quatrième. Ça a été un travail de longue haleine, je l'ai écris chapitre par chapitre, sans véritablement avoir de plan (autre que des idées que je jetais vaguement sur du papier pour avoir deux ou trois coups d'avance). J'ai mis des mois, sans trop savoir si j'allais en voir le bout, sans même vraiment me poser la question... et en postant chaque chapitre sur mon Skyblog, au fur et à mesure.

 

Aujourd'hui, j'en ai forcément un peu honte (heureusement les preuves ont disparu il y a longtemps) puisque mon histoire relatait une romance imaginaire entre moi-même et un garçon de ma classe qui me plaisait beaucoup à l'époque et qui, pour l'anecdote, n'a pas voulu de moi, le bougre. Les personnages étaient tous de ma connaissance, l'intrigue se déroulait dans mon collège... oui, ce roman était surtout les fantasmes de la jeune fille que j'étais alors. Et qu'est-ce que c'était bien !

 

Je crois à ce jour n'avoir eu qu'une seule et unique lectrice, miss-chocolat-quelque chose, qui commentait gentiment chaque nouveau chapitre posté en me disant avoir hâte de connaître la suite (merci à elle). Ça peut paraître assez dérisoire comme lectorat, mais savoir que quelqu'un aimait ce que j'écrivais et voulais continuer à me lire, ça a réussi à me sortir de sacrés moments de page blanche et à me remotiver immanquablement, jusqu'au point final. 

 

Alors je vous entends crier d'ici, quel était le titre de cet incroyable chef d'oeuvre mono-lectrice ?! Attention ça pique... Une sacrée année. Ça c'est de l'inspiration mes amis ! Qui a rapidement été suivi par un second roman tout aussi romantique et auto-centré : Vacances d'été à Rives Azur. Qu'est-ce que j'avais du temps au collège tout de même... car je l'ai écris intégralement durant mon année de troisième.

 

Il s'agit donc des aventures de l'héroïne : Éloïse, et de sa meilleure amie : Annaëlle ! Pour le reste, tout est fictif, ce qui est déjà mieux. Cette fois-ci j'avais construit un plan (pas très détaillé cela-dit) que je me suis largement permise de remanier durant l'écriture. C'est tout de même les prémisses de mon apprentissage d'écrivaine.

 

Cette histoire a donc été écrite en grosso modo une année, et par la suite, je l'ai énormément relue, corrigée, remaniée... et j'ai même été jusqu'à la faire lire par quelqu'un - non, pas miss-chocolat. En seconde, j'avais rejoint une association littéraire : La plume de l'Argilète, pour qui je faisais comité de lecture. Jennifer, qui était mon contact et l'une des directrices de l'association, a accepté de lire mon roman et de me faire un retour.

 

J'imagine comme ça a dû être délicat de lire ce roman mal écrit et clairement enfantin et de me donner son avis sans me blesser. Je la remercie d'ailleurs d'avoir trouver les mots pour me faire comprendre que mon texte n'était pas prêt mais que je ne devais pas baisser les bras. En vérité, c'est surtout moi qui n'était pas prête, à quinze ans, j'écrivais comme une patate. 

 

Malgré que ces deux romans n'aient jamais rien donné d'autre que ces petites expériences, ça a été le début de mon auto-formation. Sans cours ou professeur, il faut beaucoup écrire et beaucoup lire pour s'améliorer vraiment. Ça tombe bien, j'ai largement eu l'occasion de le faire par la suite !

 

Aujourd'hui, j'ai une profonde affection pour ces deux textes qui m'ont mis le pied à l'étrier, tout en priant très fort pour que personne ne les lise jamais. ^^"

Tout ce que je n'ai jamais terminé...

Alors là... il y en a eu beaucoup, vraiment beaucoup, des projets qui n'ont jamais vu ne serait-ce que l'éventualité d'un point final. Il faut dire qu'après Vacances d'été à Rives Azur, terminé en troisième, en 2010, il faudra attendre ma quatrième année de licence pour qu'un projet arrive à son terme, en 2017. Donc, grosso modo, sept ans (les maths, c'est mon truc). Sept années, que je n'ai pas du tout passées à me tourner les pouces, loin de là.

 

En effet, en parallèle de mes études, d'abord au lycée, puis à l'université, j'ai entamé quantité de romans, sur un coup de tête ou avec de la préparation, de l’historique, de la romance ou du fantastique, ne dépassant pas les vingt pages ou en comptant largement plus de cent. Il y a eu de tout !

 

Un jour, pour essayer de remonter mon moral malgré tous ces projets inachevés que je considérais comme des échecs, je me suis amusée à compter le nombre de pages que j'avais écrites durant ma vie. 1 109. Et du coup 909 si on enlève mes deux romans terminés, qui font 100 pages chacun. 909 pages d'histoires inabouties, mais surtout de formation, d'exaltation, d'inspiration, de rêve et de persévérance.

 

Aujourd'hui, les idées comme ce qui a déjà été écrit sont bien trop faibles pour que je songe à les reprendre d'une manière ou d'une autre, mais ça n'a pas d'importance. J'ai pris beaucoup de plaisir à écrire tout ça, et je me suis découverte capable de plein de choses. Ça m'a permis de voir mon style et mes compétences évoluer aussi. Qu'est-ce que ça fait du bien !

 

Je sais qu'en regardant en arrière, on se trouvera toujours moins bon qu'au présent, en ayant conscience d'être encore moins bon que dans le futur. Mais ça fait plaisir de constater l'évolution pendant le chemin parcourus parfois si rudement. Et puis surtout, c'est ce qui a peu à peu créer mon actuelle méthode d'écriture. J'ai appris que je détestais me voir semer des incohérences qu'il faudra reprendre plus tard, au moins autant que j'ai des boutons rien qu'à l'idée de m'imposer trois ou quatre réécritures de fond... 

 

Je suis devenue une architecte (selon le jargon du métier, hé hé), je planifie, j'élabore, je joue à la petite chimiste des idées, et j'attends d'avoir un plan cohérent dont je suis satisfaite pour me lancer dans la rédaction, et d'en venir à bout !

 

Toutefois, je garde de tendres souvenirs de ces récits abandonnés, que je ré-ouvre parfois au détour d'un moment de nostalgie. L'histoire adaptée par mes soins de Marie Mancini, le premier amour de Louis XIV. Le drame d'une jeune fille dont le petit ami est tombé dans le coma suite à un accident de la route. De la Fantasy autour de deux demoiselles vivant au XVIIe siècle et se découvrant de mystérieux pouvoirs au sein d'une forêt enchantée. Un remake fort peu original de Peter Pan aussi. Merci de m'avoir formée, désolée de devoir vous laisser là... mais vous êtes truffés de fautes et en plus vos intrigues sont toutes de travers !

Mon cerveau est un hangar à idées

Depuis que je me suis découverte cette passion de l'écriture, j'ai effectivement travaillé sur de nombreux textes... parce que je passe mon temps à avoir un million d'idées. Je sais que tout n'est pas binaire, mais tandis que certains redoutent le syndrome de la page blanche, je fais définitivement partie de ceux qui multiplie les idées à ne plus savoir quoi en faire !

 

Depuis l'adolescence donc, je me suis appliquée à les ranger plus ou moins méticuleusement dans des fichiers, des cahiers, des carnets... jusqu'au jour où j'ai tout réunis sur mon ordinateur, pour être bien sûre de ne rien perdre. Ça en fait des idées, à tel point que si je devais toutes les écrire, j'aurais certainement de quoi faire jusqu'à la fin de mes jours. Sans compter qu'il m'en vient de nouvelles toutes les deux-trois semaines.

 

En général, je suis tranquillement en train de vivre ma vie, au bar, chez des amis, en voyage, sous la douche ou devant un film avec du pop-corn... lorsque soudain : "Oh, mais ce serait trop bien de faire une histoire autour de "insérer un sujet plus ou moins précis mais qui a l'air génial" !" En tout cas, j'ai toujours l'impression d'avoir eu l'idée du siècle, et je m'en ravi... pendant maximum 48h en général, pas plus. 

 

Bien évidemment, toutes ces idées que je m'efforce de noter à chaque fois (sinon je peux passer des heures à essayer de remettre la main dessus) ne sont pas du tout proche de l'illumination transcendante. De temps en temps, il y en a des plus sympas que d'autres, mais elles ne vaudront la peine qu'une fois que j'aurais véritablement travaillé dessus donc... ce sont juste des idées.

 

Le vrai point positif, c'est que je ne me sens quasiment jamais stressée à l'idée de ce que je vais pouvoir écrire. Même si tout n'est pas à garder, ces documents pleins de pistes me rassurent et parfois me stimulent quand je vais jeter un coup d’œil dedans pour relancer mon imagination.

Aslinn

Comme je l'ai dit, j'ai passé sept années sans achever une seule histoire, faute de temps, d'organisation, à cause de baisses d'inspirations et surtout de mon manque d'expérience. Toutefois, en 2017, alors que j'entame ma seconde troisième année de licence, me voilà enfin avec du temps à consacrer à l'écriture, puisque je n'ai que la moitié de mes matières à travailler.

 

Je ne me sens pas le courage ni les épaules pour me lancer dans un projet entièrement original, alors je choisi de participer à un appel à texte, celui de Magic Mirror éditions. Le but du jeu est de réinventer le conte de H.C Andersen, La petite sirène.

 

C'est comme ça que né Aslinn, mon premier roman depuis le collège. J'ai passé une année à le concevoir puis l'écrire, avant de reprendre mes études. C'est loin d'être un roman abouti, le plan n'était à mon avis pas encore assez solide lorsque je me suis lancée dans la rédaction, mais il a le mérité d'être entier, c'est déjà pas mal !

 

Aslinn a une place spéciale dans mon cœur, car c'est le projet qui m'a sortie la tête de l'eau (plutôt ironique pour une histoire de sirène, non ?). Me concentrer sur une seule histoire, avoir une deadline établie et réussir à terminer le premier jet, ça m'a redonné envie de croire en moi et dans ma plume... et qu'est-ce que j'en avais besoin !

 

Aujourd'hui, malgré un certain nombre de relectures et de réécritures, Aslinn n'a pas la qualité que je souhaiterais lui voir pour envisager une publication. Toutefois, j'ai décidé de le publier sur mon blog - Les plaisirs des mots, où il est disponible à la lecture en libre accès. :)

Quelques nouvelles

Je parle beaucoup de romans, mais je me suis aussi essayée à l'exercice de la nouvelle, depuis de nombreuses années en vérité. Adolescente, j'ai tenté de participer à deux reprises au concours Claude Nougarot, sans succès, et plus récemment, je m'y suis remise par l'intermédiaire des éditions Arkuiris.

 

- Nature & Biodiversité du futur et d'ailleurs, aux éditions Arkuiris : j'ai participé à cet appel à texte tourné vers la science-fiction en 2019, et ai été ravie d'apprendre que mon texte est accepté ! Ma nouvelle s'intitule Le parc de la tête d'or, et l'anthologie à été publiée en Décembre 2021.

 

- Sexe et sexualité, du futur et d'ailleurs, aux éditions Arkuiris : cet appel à texte (lui aussi en science-fiction) s'est terminé en Décembre 2020, et j'ai appris depuis que je n'ai pas été sélectionnée. J'ai décidé de publier ma nouvelle, Chambre 368, sur mon blog... parce que je l'aime bien. :)

 

Je propose également deux autres nouvelles inédites sur mon blog, offertes à ceux qui ont envie de s'abonner à ma newsletter ! :D

 

Même si ce n'est pas le registre dans lequel je brille le plus, j'aime beaucoup me consacrer à ces petits projets qui s'étalent sur quelques semaines et me font pourtant passer par toutes les étapes de la création d'une oeuvre. Je trouve l'exercice plaisant et ça me fait de petits projets à côté de mes gros projets de romans qui se déroulent sur plusieurs mois.

Du côté des romans

Depuis 2019, j'ai mis un point final à mon parcours d'étudiante à la suite de l'obtention de mon Master en édition. Libre de choisir la voie qui me plaît grâce au soutien sans faille de mon père, j'ai décidé de me consacrer pleinement à l'écriture, comme j'en rêvais depuis de nombreuses années.

 

Tout a vraiment pris forme et commencé en Janvier 2020, lorsque je me suis attaquée à la rédaction de Comme des sœurs, le premier de mes romans publiés. Il s'agit d'une histoire sentimentale et contemporaine concernant deux sœurs. Ce projet a signé mes débuts d'auteure auto-éditée !

 

Forte de cette expérience, j'ai à présent l'intention de continuer dans cette voie ! J'aime être touche à tout, même si ça n'est pas de tout repos. J'ai également l'intention d'écrire dans de nombreux registres différents. J'adore découvrir de nouveaux horizons, et m'employer à ne pas rester enfermée dans un carcan.